Solutions de virtualisation du poste de travail, quel avenir ?

Depuis quelques mois, VMware, Citrix et d’autres nous vantent les qualités des solutions de virtualisation des postes de travail. Finalement il n’y a que peu de déploiement, et pour cause…

Certaines solutions commencent pourtant à être techniquement intéressantes. Il y a quelques années, les premières solutions souffraient de nombreux défauts. Les premiers écueils arrivaient au moment  du provisionning du stockage. Les premières solutions ne permettaient pas de consolider le stockage ! L’intégration dans un environnement réel s’est aussi considérablement amélioré. Il est possible de mixer des connexions Terminal Server / Citrix avec des PC en lames et des postes virtuels. Des dispositifs permettent aussi d’améliorer la gestion des correctifs, etc.

Mais il reste un problème de taille : le prix. Bien sur, les bénéfices sont nombreux (maintenance, déploiement, etc.), certains sont d’ailleurs les mêmes que pour le client léger … avec des inconvénients en commun aussi d’ailleurs. Mais ce n’est pas le prix de la solution VDI qui est en cause mais celui des systèmes d’exploitation qui y sont hébergés !

Microsoft a développé une solution de licensing pour ce type d’usage : VECD (Vista Enterprise Centralized Desktop). Mais une fois de plus, les clients qui ne sont pas passés à la Software Assurance prennent pour cher, et ils sont nombreux ! Ainsi, de nombreux projets, au-delà du choix de l‘hyperviseur, sont abandonnés.

On peut aisément faire un rapprochement entre le client léger et VDI. Alors qu’il y a quelques années le client léger annonçait une nouvelle ère dans la manière de gérer des postes bureautiques et à la rationnaliser, Microsoft a tenu cet usage à l’écart afin de conserver un poste de travail riche en fonctionnalités et surtout fournit avec une licence de son système d’exploitation client.

Microsoft est actuellement en train de développer des solutions permettant de faire face à la concurrence mais il y a fort à croire que les solutions VDI resteront équivalentes financièrement à une architecture distribuée.

Il reste encore une alternative qui est en train d’être testée par VMware et Citrix : employee-owned PC. Il s’agit d’un concept basé sur la possibilité pour un utilisateur de choisir son propre ordinateur portable, en respectant certains pré-requis. Le poste est ensuite utilisé de deux manières :

  • Dans le premier cas, l’utilisateur choisi son OS et dispose de tous les droits sur le poste de travail. Une machine virtuelle sécurisée est fournie par le service informatique pour accéder au système d’information de l‘entreprise. Le poste est isolé dans un VLAN duquel il est possible d’accéder à Internet. Seule la machine virtuelle sécurisée permet d’accéder au réseau de l’entreprise.
  • Dans le second cas, l’employé choisi son portable mais l’utilisation d’un hyperviseur de type bare-metal dédié au poste de travail permet de généraliser l’image du poste de travail qui est déployé et managé par le service informatique. Dans ce cas, il est possible d’imaginer une seconde machine virtuelle qui serait laissé à la disposition de l’utilisateur pour y installer un second système d’exploitation de son choix ou encore une machine virtuelle dédié à des fins d’administration et de support pour le service informatique (sauvegarde, mise à jour, etc.).

Il s’agit de poste de travail virtuel, mais côté client.

Et vous ? Une expérience sur le sujet ?

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